Octobre a été le mois des repérages pour le projet Corpo Links Cluster.

Au début du mois une équipe italienne du projet est partie à la découverte de la Valle Germanasca, à la recherche de nouvelles scènes naturelles pour la saison 2019 de VERTIGINE, un programme de Torinodanza festival (présenté cette année dans le Val Chisone et la Valle de Suse).

Le premier repérage dans la Valle Germanasca a débuté à Massello avec ses merveilleux hameaux. Avec le maire de Massello Willy Micol on a visité le Musée vaudois de la Balsiglia, installé dans les locaux de l’ancienne école de quartier, l’école Beckwith de Gros Posset et l’hôtellerie de Massello, principal lieu de rencontre entre la communauté locale et les acteurs extérieurs.
Deuxième étape, le village de Prali, l’une des localités touristiques les plus à taille humaine de la vallée et qui présente une dimension de l’offre sportive, culturelle et de loisir adaptée aux familles. Le maire de Prali Franco Grill a présenté la réalité locale tout en soulignant les sujets et les ressources qui peuvent être associés aux initiatives et aux spectacles, en mettant en lumière un certain nombre d’événements comme Pralibro qui ont lieu pendant la période estivale et une série d’initiatives qui ont lieu pendant la saison du ski. À conclusion de la première journée de repérages, la visite à l’Ecomuseo delle miniere della Val Germanasca (Écomusée des mines de la Valle Germanasca), pôle d’attraction touristique pour toute la vallée.

Lors du deuxième repérage dans la Valle Germanasca l’équipe de Torinodanza a rencontré à Prali le directeur de la société des remontées mécaniques Prali Ski Area et la directrice de la Scuola Sci Prali (Ècole de Ski de Prali), et guide aussi, qui a accompagné l’équipe jusqu’à la Conca dei 13 Laghi (Bassin des 13 Lacs), destination du deuxième repérage.

Le Vallon des 13 Lacs est un bassin où se trouvent 13 lacs répartis sur un parcours total de 3 heures de randonnée à 2300 mètres d’altitude. Le premier lac atteignable à pieds n’est pas le premier lac qu’on voit, mais le Lago Dell’Uomo (Lac de l’Homme). Non loin d’ici, environ à 10 minutes de marche, on trouve des refuges militaires, qui malheureusement aujourd’hui sont abandonnés et inaccessibles. En tout cas, la beauté naturelle de l’endroit est telle qu’elle peut être valorisée seulement à travers des actions performantes n’ayant aucun impact sur le paysage ou sur l’environnement. Dans ce territoire on peut donc imaginer une intervention artistique de “promenade chorégraphique” en s’inspirant de la réflexion sur la rencontre entre randonnée douce et performance.

En franchissant la frontière par contre, nous arrivons au troisième repérage de l’équipe de projet. Partenaires français et italiens ont visité le territoire de la Maurienne et de la Valle Cenischia à la recherche d’un espace transfrontalier qui peut relier les projets artistiques italiens et français en créant un seul grand événement à présenter au public en juillet 2019.

À Novalesa le maire, Piera Conca, s’est montrée disponible à collaborer à la réalisation de rencontres, spectacles et manifestations. Le maire a voulu souligner les nombreuses urgences historiques et environnementales présentes sur le territoire, en particulier, l’Abbaye de Novalesa, qui encore aujourd’hui abrite des membres de l’ordre des Bénédictins, les cascades de Novalesa, qui sont entre les attractions naturelles les plus visitées par les randonneurs journaliers, la Via Maestra, sur laquelle se profilent de nombreux bâtiments ayant une valeur architectural et historique et qui présente des témoignages importants du moment où, à Novalesa, les voyageurs et les pèlerins s’arrêtaient avant de passer le col du Mont-Cenis.

Ensuite on a visité: la Maison Franco-italienne, localisée le long du réseau principal et facile à atteindre des deux côtés du col, une grande pièce qui accueille pendant la période estivale des initiatives et des expositions de différents types; zone ouverte vers le côté français, atteignable à partir d’une route secondaire qui conduit au petit Mont-Cenis, se caractérise par sa proximité des rives du lac et par le contact avec un certain nombre d’élevages, l’une des activités typiques du lieu; zone ouverte sur le côté italien, localisée au pied du barrage du Mont-Cenis et qui correspond à la localité Grand Croix; il s’agit d’un hameau abandonné où se trouvent de nombreux édifices démunis. Et enfin on a visité l’Ecomuseo Terre di Confine (Écomusée Terres de Frontière) du petit bourg de la Ferrera, le centre principal de la commune de Mont-Cenis.

Le Col du Mont-Cenis est un point de passage des Alpes cottiennes entre France et Italie qui relie le Val de Suse, dans la ville métropolitaine de Turin, avec la région de l’Haute Morienne, incluse dans le département de la Savoie. Ce sera ici dans ce territoire qu’on verra se poursuivre l’aventure du projet Corpo Links Cluster?

Restez branchés pour le découvrir…